Elles s'appellent Hirondelle, La
Française, Tubelin Fils, Original Frankenthal. Elles se croyaient
promises
à la ferraille quand Charles Corlet, imprimeur à la
retraite, s'est piqué de leur redonner vie. Ces vieilles
presses à bras, ces linotypes fondeuses de lignes-blocs, ces vieux
massicots tout fourbus ont certes grincé un peu au début.
Mais à force de patience, d'huile dans les rouages et de complicité
avec ses cinq anciens typographes, eux aussi sortis de leur
retraite, Charles Corlet a mené à bien son projet : créer un musée
vivant pour conserver la mémoire d'un métier disparu. Vivant, car
toutes ces machines, petits joyaux de la mécanique rythmique, ne
connaissent plus le repos. Les affiches imprimées ce matin sont à
peine sèches qu'il faut recomposer le texte d'un faire-part. Moins
rapidement qu'autrefois, les caractères s'alignent tout de même
avec régularité. L'odeur du plomb en fusion se mélange à
celle de l'encre, une petite fumée monte vers le plafond,
la machine à remonter le temps est en marche. 1890 ? 1950 ? Dans
l'atelier reconstitué, les époques se bousculent pour raconter les
belles heures de l'imprimerie. Après 1970, c'est une autre
histoire. Dans la salle voisine, un film explique l'évolution de la
technologie, avec l'espoir de susciter de nouvelles vocations.
Où et quand ?
Musée de l'Imprimerie
typographique
rue de l'Epine
61450 La Ferrière-aux-Etangs
Tél : 02 33 96 15 67
- Tarifs
-
Adultes : 4 €, scolaire et étudiant : 2 €.






